Londres reste la destination dominante pour les travailleurs étrangers

Londres attire t-il moins de travailleurs étrangers depuis la crise financière et économique  ?

La réponse est non. Bien que sévèrement touché depuis deux ans par le ralentissement qui a précédé les déboires profonds et structurels que la finance mondiale  a connu ces derniers temps, Londres continue d’attirer autant les travailleurs de tous horizons et demeure une ville très attirante pour rechercher un travail.

C’est ce que montre un récent sondage mené  par une agence de recrutement anglaise en ligne leader du marché sur plus de 66000 travailleurs provenant de plus de 40 pays. Il ressort de cette recherche que Londres attire encore et toujours les jeunes diplômés et notamment ceux qui recherchent des postes-clés requérant de hautes études. De tous les personnes interrogées désireuses de travailler à l’étranger, 22% d’entre elles ont opté pour Londres contre 16% pour New-York et 12% pour Sydney.

Ce sondage vient renforcer de précédentes bonnes nouvelles pour l’économie britannique. En effet, après avoir connu une augmentation importante du chômage les deux premiers trimestres de l’année 2009 avec 750000 nouveaux demandeurs d’emplois pour le seul deuxième semestre, on assiste à un retournement de situation dans l’ensemble du pays, Londres y compris. En effet, au quatrième semestre et pour la première fois depuis  Mai 2008, le chômage a baissé de 0,1% en Grande-Bretagne, soit 7000 personnes en moins. Bien que ce chiffre puisse paraître dérisoire par rapport au 2,5 millions de chômeurs que compte la Grande-Bretagne (7,9% de la population active), cela reste encourageant pour l’année 2010. De son côté, Londres a connu une augmentation moins importante du nombre de chômeurs en 2009, bien que taux de chômage à Londres demeure plus élevé que la moyenne nationale. Boosté par le secteur de la construction notamment (en vue des JO de 2012), le nombre de chômeurs y a également légèrement baissé au dernier trimestre de l’année et des experts de la finance tel que Morgan Stanley envisage une meilleure année 2010 grâce à une légère reprise de l’activité dans la City et un taux de change de la livre sterling qui devrait demeurer bas.